04/03/2007

Mon quotidien

 

Bonjour,
Je veux toucher du doigt les sentiments qui sont véhiculés dans mon univers de travail, mon job n'est pas dans un service de soins à l'hôpital mais comme agent de logistique. Un monde isolé où l'ambiance autour de moi est quelquefois  comme décrit ici par une maman pleine d'égard pour son enfant. Elle donne son témoignage dans un article  tiré d'Internet où il est aussi question de rapports avec les handicapés et leurs entourages.

 

 

LES RAPPORTS AVEC LE MILIEU MÉDICAL

Il y a une grande incompréhension avec les médecins.

Ils ne savent pas se mettre à la portée des malades et de leur famille, et ils préfèrent vous embrouiller plutôt que de dire qu'ils ne savent pas.

Nous ne leur demandons pas de faire des miracles, nous sommes quand même très réalistes même si nous espérons toujours...

Il y a un grand décalage entre ce que les médias annoncent et ce qui se passe réellement. Par exemple au sujet de la douleur, il ne faut pas que ce soit une fatalité et pourtant quand la douleur est là, il n'y a pas grand chose pour soulager.

Il faut insister et passer pour des parents dérangeants pour obtenir de nouveaux examens, l'essai d'un nouveau médicament, que plusieurs médecins trouvent un accord sur un point précis...

Il faut rester vigilant et garder tous ses esprits même dans des moments difficiles car à l'hôpital les cas d'urgence sont rares et il faut trouver la force de se battre pour faire bouger les services.

LES RAPPORTS AVEC NOS PROCHES

Avec la famille ou les amis les situations sont identiques, personne ne peut se mettre à notre place, et nous en sommes conscients. Nous avons besoin avant tout d'un soutien moral.

Il ne faut pas que notre entourage minimise ses propres problèmes, nous sommes capables de partager les difficultés de tous. L'important est ce partage. Nous n'avons pas besoin de pitié (le mot pitié a un double sens qui ne nous plaît pas), nous recherchons la sympathie (faculté de participer aux peines et aux joies des autres).

Nous avons du mal à vivre de la même manière que tout le monde car nous avons des contraintes à inclure dans notre quotidien. Nous essayons au maximum d'échapper aux mauvais moments ; c'est pourquoi nous n'hésitons pas à suivre notre instinct même si les solutions que nous trouvons paraissent invraisemblables.

Il faut comprendre qu'il suffit de peu de chose pour apporter un peu de bonheur à nos enfants. Rien qu'une présence, un sourire, un bisou, une chanson et ils sont heureux. Mais cette joie ils ne peuvent pas toujours l'exprimer, alors il ne faut pas se lasser mais il faut continuer à être près d'eux.

CE QUI FAIT NOTRE FORCE

L'union face aux difficultés : De nombreuses familles se déchirent lorsque surviennent des problèmes, nous essayons au contraire de préserver l'équilibre familial indispensable à Sébastien. La famille et les amis qui ont compris qu'il fallait simplement aimer Sébastien tel qu'il était, sans se poser de question. Dieu qui veille sur nous et nous guide chaque jour, qui partage nos joies et soulage nos peines. Francoise Falgas

20:28 Écrit par Patrick dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Pour travailler dans ce domaine je sais que bien trop peu de gens prennent le temps d'être humain, soit par manque de temps, par peur de souffrir ou des quand dira t'on... il en est malheureusement de même avec la famille et les amis souvent...

Pour ma part, chaque fois que je peux sourire à un patient, le faire rire, lui changer les idées ou juste jaser quelques instant avec je le fais, c'est ça je crois être humain, après si cela peut changer leur univers je ne demande pas mieux, mais ce qui pour moi sur le coup peut sembler insignifiant (un simple sourire) peut être pour cette personne la seule chose dont elle ait de besoin pour passer par dessus la solitude, la douleur, la peine, etc...

Un peu d'humanisme n'a jamais tué personne donc je crois que c'est ce qu'il faut faire, moi c'est ma vision des soins, d'ailleurs je crois que le contact humain soigne beaucoup plus que les simples médicaments, chacun son point de vue là dessus par contre...

Écrit par : Bartiméus | 05/03/2007

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